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L’IATA adopte une résolution sur la modernisation du fret aérien

Tendances & marches – Aérien

L’IATA adopte une résolution sur la modernisation du fret aérien

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L’Association du transport aérien international a adopté une résolution « pour la modernisation et la transformation du fret aérien » lors de sa dernière assemblée générale. Les mesures proposées n’ont rien d’inédit, mais le coup de projecteur mérite d’être souligné.

 

Une fois n’est pas coutume, l’industrie du fret aérien a fait l’objet d’un focus particulier lors de la 73e assemblée générale de l’IATA, qui se déroulait à Cancun du 4 au 6 juin. Les membres de l’association ont en effet adopté une résolution visant à « accélérer la modernisation et la transformation du fret aérien ». Pourquoi une telle initiative maintenant ? Pour capitaliser sur l’élan suscité par l’entrée en vigueur de l’Accord sur la facilitation des échanges (AFE) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Une industrie « engluée dans un autre siècle »

À en croire l’IATA, l’industrie du fret aérien a du chemin à parcourir pour être prête à tirer pleinement partie de cet accord. « L’AFE engage les gouvernements à rendre le commerce plus rapide, moins cher et plus efficace. Mais les processus du fret aérien sont englués dans un autre siècle. Nous devons revoir en profondeur les façons de faire de notre industrie si nous voulons profiter des retombées de 100 milliards de dollars attendues de l’AFE et de l’amélioration de l’environnement économique mondial », a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général et CEO de l’IATA.

La résolution adoptée le 5 juin en appelle à la fois aux acteurs du fret aérien et aux gouvernements. Pour les premiers, elle suggère de mieux répondre aux besoins des chargeurs en adoptant les mesures suivantes :

  • achever la digitalisation de la supply chain pour permettre le partage en temps réel de l’information ;
  • adopter des normes modernes et harmonisées tout en assurant la sûreté et la sécurité des opérations, en particulier pour les matières dangereuses ;
  • développer l’utilisation de technologies avancées basées sur des systèmes intelligents qui favorisent l’auto-contrôle, l’envoi d’alertes en temps réel et le déploiement de mesures correctives en cas d’anomalies ;
  • exploiter la puissance des données pour piloter une amélioration effective de la qualité.

Force est de constater que bon nombre de ces demandes sont réitérées depuis des années, colloque après colloque. L’IATA estime pouvoir toutefois y apporter une nouvelle impulsion en s’appuyant sur son programme « Simplifying the Business (StB) Cargo », lancé en 2016.

Le rôle crucial des gouvernements

Concernant les revendications vis-à-vis des gouvernements, l’IATA insiste d’abord sur la nécessaire mise en œuvre rapide de l’AFE, « afin que se concrétisent les bénéfices comme par exemple des règles harmonisées pour l’expédition, la mise à disposition et le dédouanement des marchandises, ou encore l’acceptation les paiements et de la documentation électroniques ». À la clef : des économies de coûts.

L’association demande également « le développement de réglementations intelligentes, qui ne visent pas seulement à améliorer la sûreté et la sécurité du fret aérien, mais aussi à faciliter le transport efficace des marchandises ».

De nouvelles opportunités

« C’est le bon moment pour introduire le changement. Après plusieurs années de croissance quasi nulle, la demande redémarre et de nouvelles opportunités apparaissent pour le fret aérien grâce au développement du e-commerce et de la distribution mondialisée de produits sensibles au temps et à la température comme les  produits pharmaceutiques », a conclu Alexandre de Juniac. L’an dernier, le fret aérien a généré un peu plus de 50 milliards de dollars de revenus pour les compagnies aériennes membres de IATA.

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